Culture : « La Sève Parlante », une résidence artistique ouverte à Lomé et Agou

Daté Kodjo Amouzou

« La Sève Parlante », une résidence artistique regroupant une dizaine d’artistes africains et internationaux, s’est ouverte ce mardi 10 février 2026 à Lomé et Agou.

Agou est une localité située à environ 107 km au nord de Lomé. Cette résidence artistique prendra fin le 25 février. Le projet porté Amouzou Foundation Association (AFA) s’inscrit dans les ambitions de la COP 2025 visant à transformer la création contemporaine en un véritable levier d’engagement écologique et social.

Cette résidence vise notamment à développer des pratiques artistiques contemporaines engagées qui mettent en lumière les conséquences du consumérisme et de la pollution environnementale, tout en valorisant l’art de l’assemblage et de la récupération comme outils de sensibilisation écologique et de transformation sociale.

Centrée sur le thème « Jusqu’à ce que la sève ne brûle », la rencontre permettra de mettre l’art au service de la sauvegarde de l’environnement à travers le recyclage et la mise en valeur de tout type d’objet retrouvé.

« Cette résidence est une activité qui met en exergue les artistes africains qui vont essayer de créer autour de la thématique choisie. Les artistes vont rester sur place et travailler pendant des semaines et après ces travaux feront objet d’exposition sur le plan international. Nous avons toute une panoplie d’artistes qui seront là pour travailler sur les deux semaines », a indiqué Daté Kodjo Amouzou (porteur du projet).

« Le thème a rapport avec l’environnement parce qu’aujourd’hui, l’urgence environnementale demande à ce que nous soyons attentifs face à ce qui se passe autour de nous, face à la pollution de l’environnement, à l’effet de serre, à la santé de la terre. Nous aurons donc à éduquer cette urgence actuelle », a-t-il ajouté.

La résidence s’articule autour de trois axes : une résidence de création intensive, des master classes et une exposition-restitution itinérante.

Il s’agit à travers ces activités de penser les bases théoriques et conceptuelles de la « sève » comme métaphore plastique face aux enjeux environnementaux, de susciter des réflexions autour des traditions de médium et des ruptures dans les arts dits contemporains africains et de réinterroger les démarches et approches créatives à l’aune de nouvelles rencontres et possibilités.

Les masters class permettront également la mise en place de chaînons de solidarité entre les créateurs contemporains africains prenant part au projet. FIN

Chrystelle MENSAH