Faure Gnassingbé, président du Conseil et médiateur de l’Union africaine dans la crise à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans les Grands Lacs, s’est rendu ce mardi 3 février 2026 à Kampala où il a échangé avec le président ougandais Yoweri Museveni.
C’était en présence des facilitateurs de l’Union africaine et des représentants des partenaires internationaux. Ce déplacement du médiateur intervient, après celui effectué à Kigali (Rwanda) et à Bujumbura (Burundi) le 30 janvier dernier.
« Je remercie le Président Yoweri Museveni pour l’accueil qui m’a été réservé à Kampala, ainsi que pour la qualité et la franchise des échanges que nous avons eus en présence des facilitateurs et des partenaires internationaux, dans le cadre des concertations engagées par l’Union africaine en faveur d’une paix durable dans la région des Grands Lacs », écrit Faure Gnassingbé sur son compte X.
« La cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région ont été au cœur de nos échanges, conformément aux recommandations du sommet de Lomé, avec pour objectif de renforcer le dialogue, la confiance mutuelle et la stabilité régionale », ajoute-t-il.
Lomé a abrité les 16 et 17 janvier dernier, une rencontre de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs qui a abouti à des propositions pertinentes.
Rappelons que Faure Gnassingbé a été désigné en avril 2025, médiateur par l’Union africaine pour aider à la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs. Depuis sa désignation par l’instance continentale, il a entrepris plusieurs missions diplomatiques qui ont contribué au rapprochement entre les parties prenantes, aux désescalades et à la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda.
Malgré les nombreuses tractations, la situation dans l’est de la RDC est toujours préoccupante. Les combats impliquant le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda (selon Kinshasa et l’ONU), ont provoqué des déplacements massifs de population. Le pays compte actuellement 5,3 millions de déplacés internes.
À cela s’ajoutent 4,1 millions de personnes récemment retournées dans leurs zones d’origine, dont près de trois millions au cours de l’année 2025, en grande partie à la suite de la crise liée au M23. FIN
Junior AUREL


