Le Festival international de musique et de danse de l’Inde est l’un des événements culturels les plus prestigieux de l’Inde.
Organisé par le gouvernement indien via le Conseil indien pour les relations culturelles (ICCR), ce festival est une plateforme où la musique et la danse deviennent un langage universel. L’Inde invite des troupes du monde entier, afin de créer un dialogue entre sa propre culture millénaire et celle des autres nations.
Pour ce festival qui se tient généralement en plein air à New Delhi, la 11ème édition s’est déroulée cette année du 16 au 18 janvier 2026 au Baansera Park, le premier parc de bambous de la capitale. Il a été officiellement lancé par Shri Vinai Kumar Saxena (Lieutenant-Gouverneur de Delhi) en présence de Mme Nandini Singla, Directrice générale de l’ICCR.
Une connexion avec la nation, l’espace et les astres
Le ton de cette édition a été donné par le célèbre violoniste et compositeur Dr L. Subramaniam. À la tête du Lakshminarayana Global Music Festival, il a dirigé une performance magistrale réunissant des ensembles internationaux, notamment l’Orchestre symphonique philharmonique d’Astana, l’Ensemble de danse Gakku et le Chœur de chambre d’Aktobe, tous venus du Kazakhstan.
Le concert a débuté par une exécution vibrante du « Vande Mataram », marquant le 150ème anniversaire de ce chant patriotique, pilier de l’identité indienne.
La suite du spectacle a offert un hommage poétique aux astres. Les divinités planétaires Surya (Soleil), Chandra (Lune), Mangala (Mars) ou encore Brihaspati (Jupiter) ont été célébrées en musique, intégrant même des références à la première mission spatiale interplanétaire de l’Inde.
« Dans la culture indienne, les astres structurent la vie quotidienne et la spiritualité. Ils guident les rituels pour assurer l’harmonie », a confié Satish, un spectateur sexagénaire et passionné des arts.
Selon les chiffres de l’ICCR, l’événement a réuni 148 artistes issus de huit pays : le Kazakhstan, la Malaisie, le Kirghizistan, la Lituanie, les Maldives, l’Ouzbékistan, l’Inde et, bien sûr, le Burkina Faso. Le pays a brillé par sa vitalité artistique grâce à la troupe Kantigui d’Orodara. Le groupe a mis en valeur le folklore de plusieurs communautés burkinabè, montrant la tradition des griots à travers des instruments traditionnels.
La culture comme pont entre les peuples
Cette année, les festivités étaient couplées au Festival des cerfs-volants, symboles de liberté et d’unité. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse la simple performance scénique.
« Les liens entre nos peuples constituent le fondement de nos relations. Même aujourd’hui, nos relations reposent sur les liens interpersonnels et culturels. Nous connectons les pays, les peuples, les cœurs surtout à travers la culture. La culture, c’est ce qui nous définit », avait expliqué Mme Nandini Singla (Directrice générale de l’ICCR) devant une trentaine de journalistes en visite de familiarisation.
Pour elle, la culture est un pont qui relie les peuples.
« Aujourd’hui, nous assistons à une résurgence de l’identité, une résurgence du nationalisme culturel. Mais en fin de compte, tout en nous définissant, la culture ne nous divise pas. Elle nous unit. Car, lorsque nous chantons, lorsque nous dansons, lorsque nous contemplons de belles œuvres d’art, nous nous rappelons qu’au final, nous sommes des êtres humains. Le monde est une seule famille, et c’est ça, la philosophie indienne », avait expliqué Mme Singla. FIN
De retour de l’Inde, Ambroisine MEMEDE


