Une « réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs » s’est ouverte ce vendredi 16 janvier 2026 à Lomé, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.
C’était en présence des cinq anciens chefs d’Etat africains, nommés facilitateurs dans le conflit dans l’Est de la RDC par les chefs d’État de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) : Uhuru Kenyatta (Kenya), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Mokgweetsi Masisi (Botswana), Sahle-Work Zewde (Ethiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique).
Les travaux – prévus pour durer deux jours – se déroulent à huis clos au Palais des congrès de Lomé, en présence du ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey et du président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf.
Malgré les nombreuses tractations, la situation dans l’est de la RDC est toujours préoccupante. Après s’être emparé début 2025 de Goma et Bukavu, les deux grandes villes de l’Est congolais, le M23 a lancé en décembre une nouvelle offensive dans la province congolaise du Sud-Kivu et pris le contrôle le mercredi 10 décembre de la ville d’Uvira.
Cette attaque intervenait alors même que le Rwanda avait signé un accord de paix avec la RDC à Washington aux Etats-Unis.
Selon le président de la commission de l’UA, il faut maintenant « agir », la structure de la médiation africaine étant complète.
« Les combats à l’Est de la RDC n’ont pas baissé d’intensité. Après Goma et Bukavu, c’est Uvira qui a connu les affres des tueries et des pillages. Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers de déplacés. Le problème reste donc entier », a précisé Mahamoud Ali Youssouf.
« Nous nous retrouvons à Lomé, afin d’intensifier les efforts de l’UA pour un arrêt des combats d’abord et avant tout à l’Est de la RDC », a-t-il souligné.
« Nous estimons que l’initiative africaine doit maintenant prendre le relais et donner du sens et de la crédibilité à la notion de solution africaine aux problèmes africains », a dit M.Youssouf.
Les travaux permettront de valider la feuille de route de la médiation pour les 12 prochains mois, a mentionné le ministre togolais des affaires étrangères.
Ce qui permettra de « coordonner davantage les actions, pour les rendre plus cohérentes », a précisé Robert Dussey.
Rappelons que le président du Conseil Faure Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs, a reçu lundi dernier à Lomé, le président de la RDC, Félix Tshisekedi. FIN
Junior AUREL



