Le gouvernement s’est engagé à harmoniser les interventions des différents acteurs et mieux structurer les investissements dans le secteur environnement-climat-protection côtière.
Ainsi, le ministre de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, Komla Dodzi Kokoroko a rencontré les 9, 12 et 13 janvier 2026, des partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les ministères sectoriels, les organisations de la société civile, les collectivités territoriales ainsi que le système des Nations Unies afin de définir les priorités d’investissements en matière d’environnement et de lutte contre le changement climatique au Togo.
Selon le ministère de l’environnement, ces rencontres font suite à celle du 17 décembre 2025, qui avait mis en lumière deux difficultés majeures : la faible coordination des projets et la fragmentation des activités des acteurs du secteur climat et environnement. Ces obstacles réduisent l’efficacité des actions environnementales et limitent l’impact des investissements sur le terrain.
Le ministère adopte désormais l’approche portefeuille, regroupant l’ensemble des projets des différents acteurs. Cette stratégie vise à harmoniser les interventions, éviter les duplications et optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Plusieurs réformes accompagnent cette nouvelle dynamique, notamment la mise en place de la cellule de pilotage stratégique et de suivi des projets, la nomination des conservateurs dont la mission est de mieux gérer les aires protégées, la régionalisation du Centre National des Semences Forestières afin de rendre accessible les semences adaptées aux territoires…
Les priorités du gouvernement sont de plusieurs ordres : agriculture durable et transformation agroalimentaire ; forêt, biodiversité et solutions fondées sur la nature ; transition énergétique et mobilité durable ; eau, assainissement et économie circulaire ; protection de la zone côtière et économie bleue ; villes durables et résistantes aux changements climatiques ; transparence climatique.
« La restauration forestière, la gestion des déchets et la protection du littoral constituent de grandes priorités du gouvernement. Si nous arrivons à faire du Togo un pays vert et bleu, nous aurions transformé le pays en un modèle », a précisé Komla Dodzi Kokoroko.
Ce dernier a rappelé à la fois que le ministère chargé de l’environnement constitue un carrefour d’impacts de toutes les actions sectorielles et environnementales.
Notons que le Togo affirme une ambition claire : inscrire durablement le pays dans une trajectoire écologique et résiliente. Le projet d’un Togo « vert et bleu » dépasse la simple vision politique pour devenir une promesse faite aux générations futures, celle d’un développement harmonieux qui protège les ressources naturelles et valorise les écosystèmes. FIN
Source: www.agroclimatique.tg



