L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des principaux partis politiques de l’opposition togolaise a exigé ce vendredi, « l’indemnisation et la prise en charge médicale de tous les prisonniers politiques » libérés ces derniers jours.
Au total 1.511 prisonniers ont été graciés le 31 décembre par le président du Conseil Faure Gnassingbé. Parmi eux, figurent « 75 détenus politiques », ont affirmé lundi dernier lors d’une conférence de presse, des regroupements de partis politiques de l’opposition et d’organisations. Encore « 70 détenus politiques » croupissent dans des prisons et doivent être libérés, ont-ils exigé.
Le gouvernement a toujours affirmé qu’il n’y avait pas de détenus politiques au Togo.
Dans un communiqué, l’ANC « exprime sa solidarité à tous ces combattants et combattantes de la liberté et de la démocratie, qui retrouvent ainsi leurs familles et leurs parents, après tant d’années de détention arbitraire ».
Le parti dirigé par Jean Pierre Fabre exprime également « sa solidarité et sa sympathie à tous les autres prisonniers d’opinion encore détenus et demande au gouvernement de hâter leur libération sans condition ».
Cette formation politique exige « l’octroi d’une indemnisation conséquente tenant compte du nombre d’années de détention, à tous les prisonniers politiques, en guise de dédommagement et de réparation, pour aider à leur réinsertion ».
L’ANC exige également la « levée du contrôle judiciaire auquel sont soumis les prisonniers politiques libérés ». FIN
Edem Etonam EKUE



