75 « détenus politiques » ont été libérés ces derniers jours au Togo, bénéficiaires de la grâce présidentielle, ont annoncé ce lundi 5 janvier 2026 lors d’une conférence de presse, trois regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile.
Au total 1.511 prisonniers ont été graciés le 31 décembre par le président du Conseil Faure Gnassingbé. Parmi ces détenus, « certains purgeaient une longue détention, d’autres étaient incarcérés pour délits mineurs, d’autres encore sont âgés et en fin de peine, et enfin les condamnés gravement malades ».
« Par son caractère humaniste, cette mesure relevant des prérogatives exclusives du Président du Conseil contribuera à renforcer la joie des périodes de fête dans les familles concernées, de même qu’à désengorger les institutions pénitentiaires et permet à notre pays de tenir ses engagements internationaux en matière de justice et de droits humains », avait précisé du gouvernement.
Devant les professionnels des médias ce lundi, le Front « Touche pas à ma Constitution », la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) et la Lumière pour un développement dans la paix (LDP) ont exigé la libération des autres « détenus politiques ».
« Près de 70 détenus politiques attendent impatiemment d’être libérés. Ils doivent être libérés. Dans ce contexte, une réelle volonté d’apaisement devrait se manifester par la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques, sans aucune exception », ont martelé ces regroupements.
Le gouvernement a toujours affirmé qu’il n’y avait pas de détenus politiques au Togo.
« Le Togo n’a pas de détenus politiques. Au fond, ce sont des éléments de langage qui sont utilisés à des fins politiques, mais d’un point de vue judiciaire, ce sont des détenus de délit de droit commun », avait justifié l’ancien ministre Christian Trimua.
Arguments balayés du revers de la main ce lundi par Nathaniel Olympio, porte-parole du Front « Touche pas à ma Constitution » : « Ce sont des détenus politiques parce qu’ils ont été arrêtés, soit dans l’expression de leur opinion politique, soit lors des manifestations ».
« Ces derniers jours, 75 d’entre eux ont été libérés. Nous continuerons de nous battre pour que ceux qui sont encore détenus (70), soient libérés », a-t-il précisé.
Ces regroupements de partis politiques et d’organisations de la société civile exigent également le retour des exilés. FIN
Edem Etonam EKUE



