Est de la RDC :L’ONU va déployer une mission en vue d’un cessez-le-feu

L’ONU va déployer «dans les prochains jours» une mission dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) en vue de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu effectif dans la région, où les violences se poursuivent malgré plusieurs accords, selon un communiqué du Qatar mardi.

Le Qatar conduit depuis plusieurs mois une médiation entre le gouvernement de la RDC et le groupe armé antigouvernemental M23.

Cette annonce survient après une nouvelle rencontre lundi à Doha entre des représentants du M23 et des émissaires des autorités de Kinshasa.

Lors de cette réunion, les deux parties se sont entendues sur les modalités de mise en place d’un mécanisme de surveillance dans la perspective d’un cessez-le-feu «permanent».

Une intervention de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), dans ce cadre, était prévue dans les accords conclus ces derniers mois visant à mettre un terme au conflit.

L’est congolais, déchiré par des conflits depuis 30 ans, est en proie depuis fin 2021 à la résurgence du M23, soutenu par Kigali et son armée.

Le groupe armé s’est emparé des grandes villes de Goma en janvier 2025 et Bukavu en février de la même année.

Un engagement vers un cessez-le-feu a été signé en juillet. Parallèlement, un accord a été entériné début décembre à Washington par la RDC et le Rwanda.

Aucun de ces accords n’a toutefois mis un terme aux combats sur le terrain jusqu’ici. Ces derniers jours, des combats ont notamment eu lieu près de la localité de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, selon des sources locales. 

Selon le Qatar, la MONUSCO doit commencer sa mission de surveillance et vérification d’un cessez-le-feu à Uvira.

Cette ville stratégique à la frontière du Burundi a été prise en décembre par le M23, qui s’en est retirée au bout d’une dizaine de jours. Elle est à présent contrôlée par l’armée congolaise.

Dans un communiqué publié dans la nuit, la MONUSCO qui s’est dite «prête» à jouer ce rôle, et a indiqué avoir «renforcé sa préparation interne» afin d’appuyer ce processus «de manière progressive et adaptable». 

La mission onusienne «communiquera en toute transparence sur la portée et les modalités de son appui», a déclaré Vivian van de Perre, cheffe par intérim de la MONUSCO, citée dans ce document.

Source : Afp