La France a salué la « réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs » tenue les 16 et 17 janvier 2026 à Lomé.
La rencontre s’est déroulée en présence des cinq anciens chefs d’Etat africains, nommés facilitateurs dans le conflit dans l’Est de la RDC par les chefs d’État de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) : Uhuru Kenyatta (Kenya), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Mokgweetsi Masisi (Botswana), Sahle-Work Zewde (Ethiopie) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique). Les délégations rwandaise et congolaise étaient aussi présentes. D’autres pays dont la France, le Qatar et les Etats-Unis étaient également représentés à cette réunion.
Dans un communiqué, la France salue la tenue de cette rencontre et « apporte tout son soutien à l’initiative de M. Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise, médiateur de l’Union africaine pour la résolution du conflit dans l’Est de la RDC ».
Malgré les nombreuses tractations, la situation dans l’est de la RDC est toujours préoccupante. Après s’être emparé début 2025 de Goma et Bukavu, les deux grandes villes de l’Est congolais, le M23 a lancé en décembre une nouvelle offensive dans la province congolaise du Sud-Kivu et pris le contrôle le mercredi 10 décembre de la ville d’Uvira.
Cette attaque intervenait alors même que le Rwanda avait signé un accord de paix avec la RDC à Washington aux Etats-Unis.
Dans son communiqué, la France « appelle les parties à respecter » ces accords « qui doivent rester un horizon politique commun ».
« Dans la continuité de la conférence de Paris du 30 octobre 2025 pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, co-présidée avec le Togo, la France rappelle l’urgence de la crise humanitaire à l’est de la RDC et dans les pays des Grands Lacs », précise le communiqué.
Dans la capitale togolaise, la France a affirmé avoir présenté un premier point d’étape sur la tenue des engagements financiers annoncés lors de la conférence de Paris. Sur les 1,5 milliard d’euros annoncés à Paris par 70 Etats et organisations internationales, la totalité des financements humanitaires d’urgence, soit 850 millions d’euros, ont d’ores et déjà été effectivement décaissés.
Paris « salue l’implication des Etats participants et encourage ceux qui n’auraient pas encore procédé au décaissement à le faire dans les prochaines semaines ».
Ces financements, précise le communiqué, « répondent aux besoins identifiés par les acteurs humanitaires afin d’apporter des services essentiels aux populations et de renforcer la protection des civils, en particulier dans les zones affectées par les violences et les déplacements ».
Rappelons que les assises de Lomé ont débouché sur certaines décisions-clé dont l’adoption d’un « document-cadre de la médiation, fondé sur l’état des lieux et l’analyse des dynamiques du processus de paix » et d’un « Plan de travail des Facilitateurs en tant qu’instruments opérationnels guidant l’action coordonnée du Panel ». FIN
Junior AUREL


